Vos étriers de sécurité : Une partie de nos selles dispose d'étriers de sécurité dotés d'un montant amovible en élastique. Ce système se décroche instantanément en cas de chute pour éviter que votre pied ne reste coincé. Vous conservez le choix de les utiliser ou d'opter pour des modèles classiques. Ces étriers spécifiques sont à réserver avant votre départ et sont recommandés pour un poids maximal de 75 kg.
Votre bombe ou casque d'équitation : Pour l'itinéraire "Trec et Cheval" combinant marche et équitation, destiné aux cavaliers occasionnels, des casques de protection de marques HKM et Decathlon pour la plupart sont mis gracieusement à votre disposition sur réservation préalable. Veuillez nous indiquer votre tour de tête lors de votre inscription pour en réserver un.
Pour les autres circuits s'adressant aux cavaliers confirmés, l'emport de votre propre bombe personnelle est requis afin de vous garantir un ajustement et un confort optimaux tout au long du parcours.
L'architecture et l'histoire de la selle traditionnelle : Cet équipement typique se caractérise par un arçon en bois soutenant une assise à la fois courte et surélevée. Le pommeau et le troussequin très relevés encadrent parfaitement le cavalier, offrant une protection efficace contre les basculements vers l'avant ou vers l'arrière, identifiés comme les plus critiques. Le siège s'orne fréquemment de fines pièces de métal richement ciselées. Celles-ci ne provoquent aucune blessure ou gêne, le voyageur étant préservé par les multiples épaisseurs de son del , la tunique traditionnelle locale. Vous chaussez vos étriers très courts. Ces derniers disposent souvent d'un plancher rond, une conception spécifique qui limite le risque de voir le pied s'engager ou traverser l’œil de l'étrier en cas de déséquilibre. La compacité de l'arçon s'ajuste idéalement à l'anatomie et au dos court des chevaux mongols. Ces montures tolèrent difficilement la sellerie occidentale, même de gabarit réduit, dont la longueur vient heurter la région des reins.
Par ailleurs, cette position haute au-dessus de la ligne du dos répond aux exigences de la monte mongole traditionnelle, essentiellement basée sur l'assiette pour diriger et arrêter le cheval. À cru, le poids d'un cavalier écraserait la structure de ces petits chevaux, entravant immédiatement leur liberté de mouvement. Des représentations picturales remontant aux VIIIe et XIIIe siècles, contemporaines de l'époque de Gengis Khan, attestent déjà de cette monte très relevée au-dessus de l'animal. Cette approche technique se situait à l'opposé des usages des cavaliers européens et arabes de la même époque, qui privilégiaient des étriers chaussés très longs. Cette sellerie d'artisanat favorise ainsi une monte aérienne. Elle dégage entièrement les reins du cheval pour lui restituer son équilibre naturel et la vivacité historique qui l'ont porté jusqu'en Europe lors des grandes conquêtes.
Le mors amgai et la conduite traditionnelle : Le bridon traditionnel utilisé lors de votre voyage est, le plus souvent, fabriqué de manière artisanale par les éleveurs nomades eux-mêmes. Son originalité repose sur le mors, appelé amgai.
Il s'agit d'un modèle brisé aux branches très fines et allongées, dont la largeur dépasse largement celle de la bouche de la monture. Alors qu'en Occident, les anneaux se situent contre la commissure des lèvres, ils se positionnent ici au milieu des joues du cheval. Cette particularité visuelle surprend régulièrement les cavaliers occidentaux qui, en observant le profil de leur monture, imaginent à tort que le mors a tourné.
Cette configuration spécifique demande une adaptation partielle de vos habitudes de main. La direction ne repose pas sur les aides académiques occidentales : l'action s'appuie sur le contact des anneaux extérieurs sur les joues, combiné à des pressions latérales. Vous conduisez votre monture en maintenant l'ensemble des rênes dans votre main droite, tandis que votre main gauche tient la longe.
Cette technique vous permet de garder un contrôle permanent et de retenir votre cheval en cas de déséquilibre. La recherche de sécurité guide chaque détail de ce harnachement. Elle s'explique par les longues heures passées en selle et par le rôle vital de la monture dans les steppes, où un homme à pied s'avère particulièrement vulnérable, notamment lors des températures hivernales chutant à -30 °C.