Le harnachement Mongol traditionnel
La selle Mongole
La selle traditionnelle Mongole est caractérisée par un arçon en bois avec une assise assez courte et haute.
Le pommeau et le troussequin sont très relevés, emboitant le cavalier et le protégeant des chutes vers l'avant et vers l'arrière, considérées comme les plus dangereuses.
Le siège est souvent orné de petites pièces de métal richement sculptées, qui ne blessent pas le cavalier, qui est protégé par les multiples épaisseurs de son del traditionnel.
Les étriers sont toujours chaussés très courts, et ils ont souvent un plancher rond, qui limite les risques pour le pied de passer à travers l'étrier en cas de chute.
La petite taille de l'arçon est parfaitement adaptée au dos court des chevaux mongols, qui supportent mal les selles occidentales, même les plus petites, qui leur touchent les reins.
Par ailleurs, cette assise très haute au-dessus du cheval correspond à la monte mongole traditionnelle, essentiellement basée sur l'assiette pour diriger et arrêter le cheval.
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On peut en effet comprendre facilement que le cavalier, s'il monte sans selle, écrase littéralement de son poids le dos du petit cheval mongol, qui perd dès lors beaucoup de sa capacité de mouvement.
Des peintures remontant au 8ème siècle, et d'autres au 13ème siècle à l'époque de Gengis Khan, montrent déjà des cavaliers montés très hauts au-dessus de leur cheval, alors qu'à cette période, par opposition aux cavaliers européens et arabes de l'époque, qui chaussaient très long.
Cette selle permet ainsi une monte aérienne, qui dégage le dos du cheval et lui redonne son équilibre naturel et sa vivacité, qui l'ont porté jusqu'en Europe lors des grandes conquêtes mongoles !
Le mors Mongol
Le bridon traditionnel des nomades Mongols n'est pas moins original !
En effet, le mors (amgai) est un mors brisé aux branches très fines et longues, beaucoup plus larges que la bouche du cheval.
Là où en Occident, les anneaux du mors se trouvent contre la commissure des lèvres du cheval, en Mongolie, ceux-ci se retrouvent au milieu de ses joues.
Il est ainsi fréquent que les cavaliers occidentaux, ne voyant qu'un côté de la tête de leur cheval, croient que son mors a "tourné".
Le cavalier mongol monte par rênes d'appui, dont l'effet est accentué par l'action des anneaux sur les joues.
Il monte en tenant ses deux rênes dans la main droite, et sa longe dans la main gauche, de façon à pouvoir tenir son cheval en cas de chute.
On le voit, le souci de la sécurité est permanent dans l'élaboration du harnachement mongol, ce qui s'explique par le grand nombre d'heures passées en selle, et surtout par l'importance vitale que représente le cheval pour son cavalier, dans un environnement où un homme à pied, surtout en hiver par des températures de -30°, est particulièrement vulnérable.
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